La galerie Bernard Ceysson Saint-Etienne
est heureuse de vous convier au vernissage de l'exposition :

AUTOMNE PHOTO / Louise Bossut, Christian Mosar,
Jean-Antoine Raveyre, Roselyne Titaud


Le jeudi 24 septembre
à partir de 18 h,
en présence des artistes

EN RESONNANCE A LA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN DE LYON
Exposition du 24 septembre au 15 janvier 2010


 

Docks Art fair 09 / International Contemporary art fair

À cent mètre de la Biennale d'art Contemporain de Lyon, face à la Sucrière,
du 14 au 20 septembre 2009.

  

Un "Solo Show" consacré au photographe Jean-Antoine Raveyre sera proposé sur le stand de la galerie Bernard Ceysson, n°10. Présentation en avant-première de La noyée, nouvelle production de l'artiste, réalisée avec le concours de Julien Léonhardt, Rémy Fonferrier, Jean-Robin Poirot, Pascal Stoumon et françois Maisonnasse.


 



La photographie La noyée à été réalisée avec l'aide de :

La galerie Bernard Ceysson - La Ville de Saint-Etienne - La cité du Design

L'association des amis du musée d'art moderne Saint-Etienne Métropole

L'EPA de Saint-Etienne - Picto Rhône-Alpes - Philippe Durand Encadreur



Jean-Antoine Raveyre ne peut pas vraiment être qualifié de photographe.

La photographie dont il maîtrise parfaitement la technique n'est pour lui qu'un moyen d'assurer à ses mises en scène vraisemblance et crédibilité. Mais ce qu'il nous donne à voir ce sont des représentations théâtrales ou plutôt cinématographiques, car chacune de ses compositions enclenche dans l'imaginaire un processus narratif et discursif dont le spectateur ne peut se départir.




Le travail qui précède la prise de vue exige un temps très long de préparation.
Il faut au départ une sorte de scénario ou une historia, procéder à un casting, repérer ou imaginer le lieu de la représentation, puis en composer et en aménager le décor. Puis définir la mise en scène, son éclairage, le placement des acteurs, leur habillement, leur grimage, leur pose, leur jeu. Viennent ensuite les opérations proprement photographiques : prises de vues, tirages de travail, choix du format, tirage définitif.
Jean-Antoine Raveyre porte un soin attentif à l'encadrement de ses compositions. Les cadres choisis accentuent la théâtralité des scènes représentées et la picturalité désirées par l'artiste.



Ses photographies portent à une sorte de point ultime l'illusion, le mensonge de la représentation. Ses mises en scène s'inspirent des grandes œuvres peintes du passé.
Il emprunte aussi bien, dans Le Mauvais Apôtre ou Le Baiser de Judas, par exemple, aux Pietà de Bellini qu'à Caravage. On retrouve çà et là des références à Delacroix, dans La Danse de Salomé, ou dans Sans titre, l'intensité colorée des oranges, des poires et des bouteilles en plastique d'eau minérale renvoie à Manet, mais aussi à Lubin Baugin.
Cette affirmation photographique de la picturalité de la peinture et cette manifestation de son appareil de réalisation propagent un irrépressible sentiment de mélancolie. En nous présentant photographiquement la picturalité d'êtres réels posant comme pour une peinture, Jean-Antoine Raveyre redouble cet embaumement du réel que produit inexorablement la photographie.

 

                                                                                                                Bernard Ceysson - 2008

 

Fruit d'une collaboration entre Thomas Collet et Jean-Antoine Raveyre, le triptyque forme un ensemble cohérent, non pas dans la globalité, mais dans la linéarité. Sans concevoire de dessein d'ensemble (la réalisation c'est étalée sur plus de quatre ans), la parfaite adéquation des esprits et la quête mutuelle d'une approche sensible de l'image, a conduit ces deux jeunes artistes à s'interroger sur le rapport photographie et peinture et à se reconnaître comme ces deux arts, en tant qu'entités complémentaires.

L'oeuvre triptyque, format religieux par exellence, affirme sa sacralité dans le panneau gauche où Le Cabaret prend le statut d'icône. Les emprunts à l'art pictural y sont d'ailleurs nombreux et particulièrement visibles dans la mise en scène. L'intense lumière émanant des visages et des vêtements des personnages, le clair-obscur, les regards joueurs, profonds ou abandonnés, les agencements rigoureusement composés fonf semble t-il référence à la folie d'un Caravage ou à la spiritualité musicienne d'un La Tour.
L'énergie démesurée de ces peintres est justement compensée par la douceur d'un Manet, dont on retrouve les tons ocres à peine dégradés et la lumière parfois diffuse et fragmentée. Si Le Cabaret contient l'éloquence  des oeuvres du XVIIè siècle, il peut tout aussi bien se rattacher au phénomène d'attraction publicitaire, stigmatisé par le brillant du médium sur papier argentique, la très grande pureté de l'image.


Le second volet, Le Collet / Raveyre, puise sa force dans le rapport privilégié des deux personnages réunis devant Le Cabaret pour en discuter, débattre de son esthétique et probablement aussi de sa fragilité.

Le troisième quant à lui, fait penser à une de ces photographies que l'on voit apparaître régulièrement dans les journaux et qui relatent un événement plébiscité par des élus (en haut à gauche de la composition).
La mise en abîme du Cabaret annonce l'émulation puis l'anxiété des débuts, la nécessité de s'impliquer profondément en l'oeuvre et de prendre du recul vis-à-vis du public qui la découvre ; la volonté de faire face à deux au choc de cette vie silencieuse de l'art et de celle, beaucoup plus tumultueuse qui l'entoure. Dans le panneau central, les vêtements apparement surannés des protagonistes, la bouteille de Suze d'un autre temps offrent la possibilité d'une réponse aux effets de mode et à la produtivité.


Comme des oeuvres, de l'esprit et de la créativité des peintres anciens, que restera t-il de ces photographies du temps présent ? Seront-elles sources d'inspiration, comme Le Cabaret avec ses multiples références artistiques ; seront-elles, comme des Le Collet / Raveyre, les figures de la vie et des questionnements contemporains ou encore, comme dans La Découverte, une simple trace, un témoignage historique ?
Le dernier panneau, La Découverte, aborde comme une ouverture, la problématique des origines. A qui appartient le Génie ? Est-il reçu en héritage ou est-il acquis de rencontre fécondes ? Thomas Collet et Jean-Antoine Raveyre, par la connaissance du passé de Saint-Etienne, font émerger l'oeuvre du lit du Furens, canalisé dans les années 20. La mémoire collective est donc celle, plus confidentielle, d'un vécu transmis de génération en génération. Mais en mettant en scène la découverte de leur autoportrait, l'instant de leur naissance individuelle s'efface devant celui de leur renaissance à deux.           
                                                                                   Damien Chantrenne, Historien de l'Art

1977 - . . . .

Photographies de
Jean-Antoine Raveyre


réalisées avec :
Rémy Fonferrier :
créateur lumière

Julien Léonhardt :
assistant mise en scène

François Maisonnasse :
assistant photographe

Jean-Robin Poirot
Damien Raveyre
:
menuisiers

Pascal Stoumon
Alice Tedde
:
maquilleurs

Jean-Antoine Raveyre

2009
Salon Art Paris 09
Salon Docks Art Fair 09
Automne Photo
Galerie Bernard Ceysson
Saint-Etienne

2008
1977 - . . . .
Expositions :
L'atelier Favier - St-Etienne
Salon Art Paris 08
Salon Art Elysées 08

2004
la communauté
(autoportraits en multiples)

Expositions :
Galerie le Lieu - Lorient
Art dans la ville - St-Etienne
Le Modern’art Café - Lyon
Le Forum de l’image - Toulouse
Les Arts en Balade -
Clermont-Ferrand

2003
Résidence d’artistes de
Dompierre-sur-Besbre
Exposition Sans queue ni tête

2002 - 06

Binôme Collet / Raveyre
Expositions :
Biennale d’art contemporain
de Montpellier
Résidence au Galli a Sanary sur mer
Musée des Moulages de Lyon


2000 - 02
Photographe de plateaux
de théâtres pour la
Comédie de St-Etienne

contact

Jean-Antoine Raveyre
6, rue Emile Littré
42100 aint-Etienne
jean.raveyre@neuf.fr

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